Tout d’abord, je me présente : Je m’appelle Megan, je suis co-gérante du Domaine de Ghanna et je suis éducateur canin spécialisé en rééducation comportementale et en clicker training.

Vous êtes nombreux à me demander comment socialiser son chiot durant la période de confinement, et c’est tout à votre honneur.

À travers cet article, je vous donnerai les clés pour réussir sa socialisation malgré une distanciation sociale imposée.

Pour parler de la socialisation, il faut commencer par l’élémentaire et la définir.

Alors… qu’est-ce que la socialisation ?

La socialisation est un processus par lequel l’individu intériorise les divers éléments de son environnement pour s’intégrer dans la société à laquelle il appartient et construire son identité sociale.

Il existe deux étapes importantes lors de ce processus :

1. La socialisation primaire

Cette période sensible est la plus importante, elle se déroule de 3 semaines à 12 semaines et va constituer la base de données du chiot.

Généralement, le chiot arrive dans la famille à l’âge de 8 semaines, vous l’aurez compris, il y a déjà une grande partie de cette période qui se déroule chez l’éleveur et c’est bien pour cela que l’on insiste généralement sur le fait de bien choisir son éleveur afin de partir sur des bases saines.

A l’arrivée, il faudra donc reprendre le flambeau pour les 4 semaines restantes afin que votre chiot puisse devenir un chiot équilibré, bien dans ses pattes.

Afin que la base de données soit la plus complète possible, il est idéal qu’il puisse rencontrer ses congénères, se familiariser avec les humains ainsi qu’avec d’autres animaux.

Qu’il puisse découvrir des environnements riches et variés mais aussi qu’il puisse s’habituer à la manipulation et qu’il apprenne à partager.

Selon ce que vous attendez de votre chiot, il faudra peut-être socialiser de manière différente.

Un chien de famille ne sera pas socialisé de la même manière qu’un chien d’assistance.

Préférez des expériences courtes mais de qualité. Il faut apprendre à connaître son chiot, à connaître ses limites émotionnelles. Chaque expérience doit se révéler positive car durant cette période sensible, les expériences négatives peuvent avoir autant de répercussion que les positives.

Parenthèse : nous avons l’occasion de lire énormément de conseils qui préconisent d’attendre que le chiot soit complètement vacciné avant de le sortir… S’il vous plait, sachez que les chances de contracter une maladie sont minimes et que votre chiot DOIT faire ses expériences durant cette période car cela pourrait avoir des conséquences irréversibles sur sa socialisation.
Sortez votre chiot et laissez-le découvrir le monde qui l’entoure en étant vigilant, qu’il ne ramasse pas n’importe quoi sur le sol, qu’il ne boit pas dans les flaques stagnantes etc.

2. La socialisation secondaire

Nous y voilà… vous êtes paniqué, vous avez complètement bâclé la période de socialisation primaire et vous vous dites que votre chiot ne sera pas équilibré.

Et bien, rassurez-vous, la période de socialisation secondaire se déroule de 3 mois à 1 an et va vous permettre de palier à tous les manquements. Mais attention, vous allez devoir redoubler d’efforts ! Les bases vues durant la période de socialisation primaire pourront s’approfondir mais les nouvelles données seront moins solides et durables.
Il ne faut donc pas procéder à une socialisation intensive durant la première période et se reposer sur ses lauriers par après.

Le chiot aura plus de difficultés à faire face à la nouveauté et déclenchera des comportements de peur qui peuvent aller d’un mouvement de recul, de fuite à une tentative d’agression.

Il faudra apprendre à être un maître bienveillant et rassurant en faisant preuve d’une patience à toute épreuve et surtout, avec un maximum d’encouragements et de récompenses !

Malgré tout, et heureusement, il est à un âge où il est encore facile d’apprendre, ce qui ne sera plus le cas au-delà de cette période.

La première année est la plus déterminante, il faudra mettre tout en œuvre pour réussir la socialisation de votre chiot et qu’il devienne un chien adulte épanoui.

Cependant, sachez qu’un chien apprend toute sa vie, et que c’est bien avec cette certitude que nous arrivons à rééduquer des chiens ayant des troubles du comportement. L’accompagnement sera seulement plus long et les techniques seront plus approfondies et techniques.

Si vous vous sentez démunis, n’hésitez pas à vous faire accompagner par un professionnel du milieu canin, ils sont là pour vous aider !

Les points positifs du confinement

Eh bien oui, le confinement peut avoir certains avantages. Chaque situation à ses avantages et ses inconvénients.  Il ne faut donc pas angoisser, il faut juste s’adapter et faire au mieux !

1. On évite les expositions prolongées, à outrance et on apprend à lire son chiot.

En effet, on veut souvent bien faire et donc, au lieu de privilégier des petites séances positives, on a tendance à vouloir TROP faire. Vouloir trop faire, c’est bien, puisque cela montre que vous avez vraiment envie de faire les choses « bien » mais le plus important, c’est bien la qualité de vos expositions et non la quantité. Et surtout, il faut apprendre à lire son chiot à travers des signaux comme le fait de se lécher la truffe de manière insistante ou encore de bailler de manière excessive.
D’ailleurs, si cela vous intéresse, je vous conseille de lire « Les signaux d’apaisement de Turid Rugaas ». Je pense que tous les maîtres devaient en avoir connaissance.
Une fois que vous pouvez lire votre chiot, vous pouvez le respecter dans son intégrité émotionnelle et psychique. Et croyez-moi, c’est bien la chose la plus important à faire.
Si vous allez en plein marché le dimanche matin et que votre chiot se retrouve dans une foule qu’il n’arrive pas à gérer émotionnellement, il faudra l’amener à une situation moins anxiogène et qu’il lui permet de faire une association positive, comme se mettre à l’extrémité du marché ou même plus loin si cela est nécessaire du moment que votre chiot se sent bien.
La prochaine fois, vous essayerez d’aller plus loin… QUALITÉ et pas QUANTITÉ !

2. On évite les contacts oppressants et on respecte le rythme de son chiot

Souvent lorsque le chiot arrive à la maison, on le trouve tellement mignon… Tellement mignon que l’on veut que tout le monde puisse le voir et le toucher… C’est bien là que pourrait se trouver le problème.
Pour que le chiot puisse avoir une expérience positive, chaque interaction devrait être progressive et mesurée. Le chiot devrait avoir la possibilité d’aller au contact plutôt que de se les voir imposé. Un chiot un peu sur la réserve et manipulé de manière insistante et incontrôlée pourrait très bien développer une peur vis-à-vis de l’homme.
Imaginez ce pauvre chiot en ville, qui se fait caresser par 10 mains différentes juste parce qu’il est chiot et mignon !
D’ailleurs, lors de mes consultations, j’apprends toujours à mes clients qu’il y a des « oui » mais aussi des « non » et surtout, que c’est au chiot à venir à notre rencontre et pas l’inverse…. Et c’est d’autant plus vrai lors d’une rééducation. La base de toute relation, c’est la confiance et on ne peut avoir confiance si on se sent oppressé avec aucune porte de sortie.
Faire également attention aux enfants qui se montrent très spontané… un peu trop !
Le confinement à donc du bon puisque si vous allez faire le tour de votre quartier et que vous rencontrez quelqu’un, la distanciation sociale imposée permettra au chiot de voir des personnes, de les associer à quelque chose de positif sans forcément subir une caresse forcée…
J’en profite d’ailleurs pour rappeler qu’un chien n’est pas un bien public, et qu’il faut TOUJOURS demander au maître s’ils sont d’accord que l’on caresse leur chien. C’est ce qu’on appelle le respect… simplement !

3. On évite les expériences négatives avec les congénères.

Encore une fois, cela part d’un bon sentiment… mais dans la croyance populaire, plus on va lâcher son chiot avec d’autres chiots/chiens, plus il aura d’interaction et plus il sera sociable.
Une récréation canine devrait toujours se faire en petit comité, avec des personnalités similaires ou complémentaires afin que l’expérience encore une fois soit positive.
Si le chiot se fait renverser de manière brutale ou même encore coursé, comment voulez-vous que le chiot en tire quelque chose d’agréable ?
Si votre chiot subit une interaction, et que l’éducateur ou un autre propriétaire s’impose en vous disant de laisser faire, qu’ils vont se débrouiller… S’il vous plaît, intervenez immédiatement et ne le laissez pas, reprenez-le et terminez toujours sur une note agréable, comme se mettre à distance et jouer avec lui par exemple. Chaque chiot à son rythme !!
De plus, la réalité des choses est là, lorsque nous rencontrons des chiots/chiens en laisse, nous ne pouvons pas toujours nous approcher… Si le chiot nous traîne et que nous le suivons gaiement, vous ne lui apprenez pas la « vraie » vie puisqu’il sera amené à croiser des chiots/chiens sans pouvoir s’en approcher… De plus, êtes-vous sûre de la qualité de l’interaction ?
Je connais beaucoup de maîtres qui me répètent « mon chien est gentil », et ce chien gentil en question pourrait bien vous étonner et créer une expérience désastreuse…
Ce confinement pourrait donc se montrer plus que profitable à ce niveau-là finalement !

4. Le chiot ne va pas rester seul des journées entières.

Quand on adopte un chiot, l’une des premières inquiétudes des propriétaires, c’est la propreté !

Eh bien félicitations, vous avez toutes les cartes en main pour réussir… Vous avez le temps, vous pouvez être attentif et le sortir après les moments de sommeil, de repas, de jeux ou quand vous le voyez tourner un peu.
Vous allez pouvoir lui apprendre à gérer ses mordillements, le fatiguer intelligemment à travers des jeux d’éveil, de l’éducation de base ou encore des tricks.
Vous allez également avoir le plaisir de travailler sa marche en laisse plus régulièrement, pour avoir un toutou impeccable lors des promenades, vous avez le temps, prenez-le !
Mais attention également… La solitude est également un apprentissage indispensable… Être confiné, ne veut pas dire qu’il doit vous suivre partout et ne plus vous lâchez, c’est aussi lui apprendre à rester de son côté, sans vous, pendant que vous êtes occupés.
N’hésitez pas à lui préparer des kongs fourrés ou des tapis Lickimat en le laissant dans une pièce fermée, dans un couloir limité par une barrière ou simplement en allant faire vos courses.
Notre partenaire Dog’s Kitchen (https://dogskitchen.be/) proposent les tapis Lickimat mais également des friandises naturelles et des articles de mastication ! Et ils livrent à domicile … n’attendez plus !

Attention

Même si nous pouvons tirer du positif de ce confinement, il ne faudra pas le minimiser, la situation est particulière, nous devons nous adapter.
Quand le confinement sera levé, il faudra absolument le socialiser (toujours de manière intelligente !) aux choses importantes à vos yeux, et qui étaient impossible durant le confinement.
Mais il y a une certitude, plus vous allez apprendre à votre chiot à faire face à la nouveauté et à en tirer du positif, et plus il va être à l’aise et confiant lors de nouvelles situations…Encore une fois, si vous ne savez pas comment vous y prendre ou que vous avez besoin d’aide après le confinement, contactez un éducateur compétent près de chez vous, il sera ravi de vous épauler !

Durant le confinement, c’est le moment d’être imaginatif et créatif – et vous savez que j’adore ça !

Vous êtes en confinement, c’est juste l’horreur et vous ne saviez plus comment vous occupez, et bien je vais vous donner de l’occupation !
Avant tout de chose, préparez le jouet adoré, les friandises préférées de votre toutou ainsi que votre voix enjouée et encourageante… et surtout gardez à l’esprit que tout doit se faire de manière progressive (on adapte la distance, la durée et la difficulté !)

Pour les exercices qui vont suivre, nous avons une technique infaillible:
Quand le chiot est face à une nouvelle situation, la récompense apparaît !
Si la situation était trop difficile, arrêtez-tout, jouez avec lui, faites une pause et recommencer plus tard en faisant plus facile !

1. Déguisez-vous ! Il est temps de ressortir vos costumes d’Halloween et de Carnaval !

Organisez une journée/soirée déguisée en famille et amusez-vous avec votre chiot ! Vos enfants vont adorés !
Une musique de fond sera la bienvenue !

Vous pouvez également faire vos propres costumes, déguisements, attitudes et c’est le moment d’être imaginatif (vous pouvez m’envoyer des photos… Après tout, moi aussi je m’ennuie ! )

Vous n’avez pas d’idées ? Pas de problème, Megan à la rescousse !

– Comme certains d’entre vous le savent, je forme des chiens destinés à la médiation animale… et souvent, pour les mises en situation, mes clients me voient sous un autre jour… (oui oui, il y a un côté pire que celui que vous voyez d’habitude…)
Alors, on ressort ses béquilles et on se déplace en boîtant, on se met dans une chaise roulante en faisant du bruit (les miens sont plutôt bizarres), on fait de grands gestes… et tape sur les murs et comme on dit chez moi « on fou le bordel ». C’est le moment de faire ressortir le côté un peu « fou-dingue » qui est en vous ! Attention, ne vous emballez pas trop, le but n’est pas de faire peur à votre chiot, essayez d’y aller progressivement !

– On prépare les grosses chaussures, un gros manteau, une écharpe, un bonnet et des lunettes… et voilà, on est au ski ! Et pourquoi pas les chausser ? (oh oui, s’il vous plait, envoyez-moi des photos !)
Vous pouvez faire la version sans ski bien évidemment… mais bon, ce sera moins drôle !

– C’est atelier maquillage maintenant ! Tout est permis, et les coiffures extravagantes également… Le but, est le plus affreux possible ! Allez, il ne faut pas avoir peur !

– On sort le casque de moto ou de vélo ! Essayez de prendre la posture la plus virile que vous possédez… A défaut, bomber le torse !

Pendant ces moments inoubliables, distribuez des friandises à votre chiot, jouez avec lui dans le jardin avec son jouet préféré, couchez-vous sur le sol et jouez avec lui ! il doit prendre du PLAISIR !

Et pour les plus courageux, pourquoi pas faire la balade quotidienne dans le quartier avec votre déguisement ?

2. Un parcours de découverte à la maison et à l’extérieur

C’est le moment de se servir de votre maison et d’organiser un parcours avec tous les objets que vous pouvez trouver et en rapport avec l’endroit où il se trouve !

1) Dans la cuisine :
On dépose une casserole sur le sol, on la fait glisser doucement pour commencer et puis d’un côté à l’autre de la pièce, on dépose un nouveau sac poubelle sur le sol et on le fait marcher dessus, on le fait courir après le sac en le secouant… Soyez créatif !

2) Dans la salle à manger :
Allez hop, on se sert de ses chaises et on fait un parcours, on le fait passer en dessous de la chaise en rampant à l’aide d’une friandise… puis on en rajoute une deuxième, une troisième etc.

3) Dans la salle de bain :
Vous avez une baignoire ou une douche, déposez-le dedans ! Au départ avec un tapis pour qu’il ne dérape pas !

4) Déposez ou déplacez-vous simplement avec des objets de la vie de tous les jours dans vos pièces et faites-lui découvrir son environnement !
Baladez-vous avec votre aspirateur éteint ou votre balai par exemple.

5) Dans votre jardin ou lors de votre promenade quotidienne :
Faites-vous accompagnez par vos enfants, votre compagnon et qu’ils fassent du vélo, du roller, du skateboard, se balader avec une poussette ou encore un parapluie !
Déplacez-vous avec votre tondeuse dans votre jardin…
Et pourquoi pas s’improviser un parcours de stimulation…
– Des petits sauts (petits… attention aux articulations)
– Le faire monter sur une caisse
– Le faire aller dans une caisse en carton ou une caisse en plastique avec des objets dedans
– Si vous avez des pneus qui traînent, c’est le moment de les utiliser et de faire passer votre chiot dedans !
– Le faire passer en dessous d’une chaise
– Le faire passer dans une bassine avec un peu d’eau.
– Utiliser des surfaces glissantes, étonnantes !
– Le faire monter sur une planche légèrement en pente
– Mettre une bâche ou une palette sur le sol et le faire passer dessus !

– Et maintenant, à votre tour, trouvez des idées et surtout respecter les articulations de votre chiot !

N’hésitez pas à leurrer (attirer) votre chiot avec une friandise pour l’amener vers quelque chose qui l’inquiète.

3. Du bruit et encore du bruit !

Attention, pour que cela se passe pour le mieux, vous devez toujours faire en sorte que ce soit progressif… (vous allez dire que je n’ai que ce mot-là à la bouche mais c’est crucial !)
Soit vous vous mettez dans une pièce différente, soit vous faites en sorte que l’intensité du bruit soit à son minimum, il faudra l’augmenter petit à petit !

Votre chiot devra recevoir son repas, recevoir des friandises ou être dans une phase de jeu pendant la durée de l’exposition aux bruits.
Encore une fois, qualité et pas quantité !

1) Youtube est votre ami !
Cherchez des bruits de tous les genres : Bruits de train, d’orage, de feu d’artifices, d’aboiements de chien, d’enfants qui jouent, d’animaux différents etc.

2) Les bruits du quotidien :
– Lancer des cuillères dans une casserole
– Sortir le mixeur
– Mettre le moteur de votre voiture en route
– Mettre votre tondeuse en route
– Passer l’aspirateur
– Se sécher les cheveux
– Sonner ou toquer à la porte
– Encore une fois, soyez créatif !

4. Changez les routines de promenades !

Oui je sais… Le confinement ne vous permet que d’aller dans votre quartier pour la balade quotidienne mais essayez de changer les routines ! Donnez la chance au chiot d’apercevoir des congénères de votre quartier, réfléchissez aux lieux où vous pouvez potentiellement croiser des gens et des chiens.
Partez d’un côté, puis de l’autre… et puis… vous avez quand même la permission de faire vos courses !
Le rapport ? Prenez votre chiot en voiture et réquisitionnez quelqu’un de votre famille.
Quand vous serez arrivé à destination de votre supermarché, vous irez faire les courses et la personne qui vous accompagne sortira le chiot sur le parking (en respectant les règles de distanciation) pour qu’ils puissent voir un endroit différent, avec des bruits différents, du monde, des voitures qui arrivent et qui partent, bref… Profiter de ce petit moment à l’extérieur de chez vous !

Et surtout, on se souvient de la technique infaillible :
Quand le chiot est face à une nouvelle situation, la récompense apparaît !
Si la situation était trop difficile, arrêtez-tout, jouez avec lui, faites une pause et recommencer plus tard en faisant plus facile !

5. Travailler la manipulation

La manipulation, on n’en parle pas assez, et pourtant c’est un point essentiel !
Plus vous allez travailler sur le seuil de tolérance de votre chiot et plus vous aurez un chiot à l’aise lors de différentes situations comme les visites chez le vétérinaire ou encore chez le toiletteur.
Votre chiot doit accepter joyeusement de se faire manipuler par des personnes, pour cela, mettez à contribution toute la famille !

Pour commencer les exercices, votre chiot doit être calme et détendu.

1) Travaillez progressivement et calmement. Faire plusieurs séances courtes de 1 à 3 minutes tous les jours.
Soyez à l’écoute de votre chiot.
Regardez les oreilles, manipulez les coussinets, regardez dans la gueule etc

2) Associez toujours ces manipulations à des expériences positives.
Soyez généreux dans les récompenses !
Ne pas hésitez à adapter les récompenses selon la difficulté.

3) Ne passez pas à une étape suivante si votre chiot n’est pas à l’aise avec la précédente.

4) Pratiquez les exercices de manipulation avec tous les membres de la famille.

5) Lui apprendre des tricks (des tours) : eh oui !
Apprendre à son chiot à avoir confiance en vous et en son corps !
Ce qui est important de comprendre, c’est que les tricks sont un excellent moyen de travailler la psychomotricité, la proprioception du chien mais aussi et surtout, la relation !
Un esprit sain dans un corps sain.

Alors faites-vous plaisir :
– Donner la patte, l’autre patte
– Pan, t’es mort
– Toucher la main
Et bien d’autres !

 

Comment savoir si mon chiot est à l’aise lors des exercices ?

1) Le chiot doit être curieux et avoir envie de s’approcher. Nous devons le motiver à le faire sans le forcer.
2) Le chiot doit sembler détendu, la queue battante.
3) La friandise est acceptée. En effet, elle est un bon indicateur de stress, si votre chiot la refuse et qu’il ne remplit pas les deux points précédents, c’est qu’il n’est pas à l’aise et qu’il faut envisager un autre angle de travail.
4) Votre chiot semble heureux, simplement !

Ne pas hésiter également à fonctionner avec des friandises de basse (par ex : ses croquettes) et de haute valeur (par ex : du blanc de poulet) afin d’adapter le type de récompenses par rapport à la situation rencontrée.

Exposer son chiot à la nouveauté, travailler sur la relation, c’est la clé du succès !

Tout d’abord, il faut se dire que même dans des circonstances non particulières, il n’est pas possible de socialiser son chiot à tous ce qui existe sur la planète.
De plus, avec tout ce que nous venons de voir, j’estime que vous êtes prêt à socialiser votre chiot pendant le confinement et surtout après le confinement.

Je le répète depuis tout à l’heure, ce qui compte le plus est bien la qualité et non la quantité mais aussi la capacité du chiot à faire face à de nouvelles situations au quotidien.
Plus vous allez le stimuler de manière intelligente, plus il aura confiance en vous, plus le relationnel sera bon et plus il saura faire face à des nouvelles situations dans le futur.

J’espère que quand nous pourrons reprendre une vie normale, que vous continuerez à faire ce qu’il faut pour votre chiot et que vous continuerez le travail de socialisation, de la bonne manière !

Laissez tout de même votre chiot se reposer, et limitez les exercices (un ou deux par jour, pas plus !)

La clé du succès, de la socialisation, c’est vous !